Ce rituel matinal d’hiver est mon ancre depuis des années maintenant. Le froid me frappe dès que je sors mes jambes de sous la couette chaude – les pieds cherchant mes fidèles chaussons, ceux qui m’ont accompagné à travers d’innombrables hivers. J’enfile un peignoir court, je le noue lâchement, et je descends à la cuisine. La maison est silencieuse, l’air vif. Je lance le café, et en quelques minutes, tandis que la chaleur de la première gorgée se répand en moi, je dénoue le peignoir et le laisse s’ouvrir. Presque nu, juste ce tissu doux qui effleure ma peau quand je bouge. Les jours vraiment glacials, le peignoir reste toute la journée, un compagnon doux plutôt qu’une barrière. Mais si le soleil perce et que les pièces se réchauffent ne serait-ce que d’un ou deux degrés, il tombe. Liberté totale. Peau nue contre l’air, chaussons gardant mes pieds au chaud à l’intérieur (tout comme mes sabots le font dehors). Ce n’est pas la nudité parfaite – c’est pratique, joyeux, et totalement authentique. Et c’est exactement ce que janvier appelle : une RAZ (remise à zéro) qui honore où nous en sommes en ce moment, sans rien forcer.
L’hiver met à l’épreuve notre engagement envers le naturisme comme aucune autre saison. Le froid nous demande de nous emmitoufler et d’oublier la liberté que nous avons goûtée en été. Mais voici la vérité que je vis depuis des décennies : le naturisme n’est pas saisonnier. C’est une intention qui dure toute l’année. Ces petits compromis matinaux – chaussons, peignoir ouvert – ne sont pas des échecs. Ce sont des ponts vers une authenticité plus profonde. Ils maintiennent la pratique vivante quand la nudité totale semble difficile, nous rappelant qu’être nu concerne le confort, l’égalité et la connexion avec notre corps, et non endurer l’inconfort pour un idéal rigide.
Si vous ressentez cette baisse de forme après les fêtes, ou si vous vous demandez comment porter votre joie naturiste dans la nouvelle année, commencez ici. Voici les étapes qui ont marché pour moi, tirées directement de mes hivers vécus :
- Protégez d’abord les extrémités. Les pieds, les mains et la tête perdent la chaleur le plus vite. Mes chaussons sont non négociables à l’intérieur – ils permettent au reste de mon corps de rester nu sans distraction. Essayez des chaussettes chaudes ou des chaussons qui font du bien aux pieds nus. Dehors, passez à des sabots ou des bottes que vous pouvez enlever facilement en rentrant. Ce simple truc vous permet de supporter des températures intérieures plus basses (je garde les miennes autour de 19–20 °C) et de rester presque nu plus longtemps.
- Superposez minimalement et passez vite à la nudité. Un peignoir court et ouvert est mon incontournable. Il apporte juste assez de chaleur pour ces premières minutes frisquettes, puis s’ouvre ou s’enlève quand le corps se réchauffe. Pas de gros pulls ou de couches qui vous enferment dans le mode textile toute la journée. Après le café ou une douche chaude, laissez tomber le peignoir. Vous serez surpris de voir à quelle vitesse votre corps s’adapte et réclame à nouveau la nudité totale.
- Bougez pour générer de la chaleur. Quelques minutes d’étirements, de yoga ou même de danse nue dans le salon augmentent naturellement votre température corporelle. J’ai fait des salutations au soleil par des matins glacés, sentant l’air sur ma peau tandis que le sang circule et que la chaleur monte de l’intérieur. C’est revigorant – et cela renforce l’idée que la nudité est la plus agréable quand on est actif et présent.
- Profitez du soleil dès qu’il apparaît. Les jours plus lumineux, placez-vous près des fenêtres ou dans les pièces ensoleillées. Cette chaleur naturelle sur la peau nue est pure magie, un rappel de la liberté estivale même en janvier. Laissez tout tomber – le peignoir, les doutes – et imprégnez-vous-en.
- Rendez cela intentionnel chaque jour. Terminez chaque soirée par une rapide réflexion : Combien de temps ai-je passé nu aujourd’hui ? Qu’est-ce qui était agréable ? Ajustez pour demain. Cela construit l’authenticité plutôt que la perfection.
La recherche confirme ce que nous avons tous ressenti : une nudité non sexuelle régulière améliore l’appréciation du corps et l’estime de soi tout en réduisant l’anxiété liée à l’apparence. Un essai randomisé contrôlé a montré que les participants engagés dans des activités nues collectives rapportaient une satisfaction significativement plus élevée envers leur image corporelle. Une autre étude met en lumière que les naturistes jouissent d’une plus grande satisfaction de vie et d’une image corporelle plus positive que les non-naturistes.
En ce début de 2026, je suis ravi de sortir Uncovered Tales : Naturist Short Stories Volume 1 (en anglais) ce mois-ci – une collection de nouvelles qui explore précisément ces moments de RAZ authentique, ces défis et la joie tranquille de la nudité quotidienne. Les histoires, publiées sur mon Substack (en anglais) par épisodes pour les abonnés payants, pourraient bien déclencher vos propres réflexions.

Le livre sera disponible le 10 janvier en formats ebook, broché et relié.
Quel que soit votre hiver, souvenez-vous : l’authenticité commence par de petits pas joyeux. Chaussons et peignoir ouvert inclus.
Dénudez-vous, restez nu∙e, vivez nu∙e et partagez l’amour du naturisme !



