Les 10 règles naturistes d’Albert Lecocq – 5. L’alimentation

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Cet article poursuit notre exploration des 10 règles naturistes d’Albert Lecocq, il suit la règle 4. L’air et le soleil.

Note au lecteur : ce chapitre comporte plusieurs liens vers des études scientifiques. Toutes les études disponibles sur les différents sujets n'ont pas pu être citées ici, pas plus que les études prêtant à controverse. Je laisse à votre sagacité la recherche d'autres études. Dans un objectif de démarche scientifique, je reste à l'écoute de toute étude ou preuve qui voudrait aller à l'encontre des prises de position ci-dessous. J'écris ce chapitre par rapport à mes lectures et surtout mes propres expériences alimentaires et naturistes, comme d'ailleurs tous les chapitres de cette série. Il y a donc un certain parti pris que j'assume, tout en restant bienveillant et ouvert à toute discussion.

Au-delà de la nudité, le naturisme prône des valeurs qui sont essentielles pour vivre en harmonie avec soi-même et avec les autres. Le respect de soi-même est un élément clé du naturisme : il s’agit de prendre soin de son corps et de son esprit, de se nourrir sainement, de pratiquer une activité physique régulière et de s’aimer tel que l’on est. Nous avons vu les principes d’hygiène, d’exercices physiques d’exposition à l’air et au soleil, nous entrons maintenant dans un sujet vaste, celui de l’alimentation.

Albert commence ce chapitre par une assertion directe et pertinente : « On n’introduit pas impunément n’importe quoi dans l’appareil digestif ». Pourtant, qui apporte une attention à la composition des produits alimentaires ou à la production des fruits, légumes ou viandes achetés ? De plus en plus de personnes, direz-vous, à commencer par votre serviteur. Albert note le lien empirique qui existe entre ingestion de produits nocifs ou indigestes et perturbations physiologiques.

C’est un point essentiel de la philosophie naturiste, car les liens entre alimentation et naturisme sont étroits. Une alimentation saine et naturelle est un élément essentiel pour maintenir une bonne santé physique et mentale. Cette alimentation saine a aussi un rapport direct avec le respect de l’environnement.

Comme l’indique Albert, le naturisme valorise une alimentation naturelle, basée sur des aliments frais et non transformés. Les naturistes devraient chercher à éviter les aliments industriels riches en additifs, en conservateurs, en sucre et en sel, et à privilégier les fruits, légumes, céréales complètes, légumineuses, noix et graines. En mangeant des aliments frais et biologiques, la santé physique et mentale s’améliore et se maintient, en bénéficiant des nutriments essentiels contenus dans ces aliments.

L’hydratation est aussi un élément essentiel pour une vie saine. Il est recommandé de boire de l’eau régulièrement tout au long de la journée pour maintenir une bonne hydratation, et fuir les boissons sucrées ou alcoolisées qui ont des effets négatifs sur la santé quand elles sont consommées en trop grande quantité.

Le naturisme devrait enfin valoriser le respect de l’environnement dans le choix des aliments. Consommer des aliments locaux et saisonniers permet de réduire l’empreinte écologique de l’alimentation. Les naturistes sont également souvent sensibles aux enjeux de l’agriculture biologique et durable, et cherchent à soutenir les producteurs qui cultivent leurs aliments de manière respectueuse de l’environnement.

En somme, le naturisme considère l’alimentation comme un élément essentiel pour une vie saine et en harmonie avec l’environnement. Les naturistes privilégient les aliments naturels, frais et biologiques, tout en respectant les ressources naturelles et l’environnement.

Dans le chapitre original, Albert donne des conseils de bon sens sur l’alimentation : bien mâcher, privilégier qualité à quantité, éviter les conserves (l’alimentation n’avait pas encore été mise sous la coupe de l’industrie agroalimentaire avec une majorité de produits transformés et préparés), le rôle des vitamines, la sobriété alimentaire, la consommation de pain complet… Dans la réécriture de ce chapitre, qui pourrait faire l’objet d’un livre à lui tout seul, je vais amplifier le message d’Albert pour une alimentation saine, nécessaire à la pleine santé. Ensuite, nous verrons comment alimentation et respect de l’environnement sont liés. Enfin, je vous proposerai des moyens simples, pratiques et peu coûteux de mettre ce principe en application.

Une alimentation saine pour une pleine santé

Les bases d’une alimentation saine et équilibrée

Les bases d’une alimentation saine et équilibrée sont bien documentées par la recherche scientifique. Les principales recommandations en matière d’alimentation saine incluent :

  • Consommer des fruits et légumes. Les fruits et légumes sont riches en nutriments, en fibres et en antioxydants, ce qui en fait un choix alimentaire très sain. Selon l’Organisation mondiale de la santé, il est recommandé de consommer au moins 400 g de fruits et légumes par jour. Plusieurs études publiées dans le British Medical Journal ont montré que la consommation de fruits et légumes est associée à une réduction du risque de mortalité toutes causes confondues, du risque de diabète de type 2, des cancers et des maladies des appareils respiratoires et digestifs.
  • Consommer des aliments riches en fibres. Les aliments riches en fibres, tels que les légumes, les fruits, les céréales complètes et les légumineuses, sont importants pour maintenir une digestion saine, réduire le risque de maladies cardiovasculaires et maintenir un poids santé.
  • Limiter la consommation de sucres et de graisses saturées. Les sucres ajoutés et les graisses saturées sont cachés dans quasiment la totalité des aliments transformés pas l’industrie alimentaire. Ils sont associés à un risque accru de maladies cardiovasculaires, de diabète et d’autres problèmes de santé. Il est donc recommandé de limiter la consommation de ces aliments.
  • Consommer des protéines maigres. Les protéines sont des macronutriments essentiels qui jouent un rôle crucial dans la croissance et la réparation des tissus, la régulation des hormones et des enzymes, ainsi que dans le maintien de la santé générale. Il est important de choisir des sources de protéines maigres, telles que le poisson, la volaille, les légumineuses et les noix. L’étude Dietary protein and risk of ischemic heart disease in women (Protéines alimentaires et risque de maladie cardiaque ischémique chez les femmes) a, par exemple, démontré une diminution du risque de maladies cardiaques chez les femmes consommant des protéines maigres.
  • Boire de l’eau. L’eau est essentielle à la vie et pour maintenir une bonne hydratation et faciliter la digestion. De nombreuses études scientifiques montrent les liens directs entre la consommation d’eau dans les quantités recommandées et les maladies cardiovasculaires, les troubles cognitifs, le diabète et de nombreuses maladies chroniques. Il est recommandé de boire au moins 1,5 à 2 litres d’eau par jour, bien que les besoins varient d’un individu à l’autre.

Ces recommandations sont largement soutenues par la recherche scientifique. En voici un autre exemple : une étude de grande envergure publiée dans le Lancet a révélé que l’alimentation de type méditerranéen, riche en fruits et légumes, céréales complètes, légumineuses, poissons, viandes maigres et huile d’olive, était associée à une réduction de 24% du risque de maladies cardiovasculaires.

En somme, les recommandations pour une alimentation saine et équilibrée sont bien documentées par la recherche scientifique, sont essentielles pour maintenir une bonne santé physique et mentale, et permettent d’y relier le naturisme par cette recherche de l’équilibre et du respect de soi et de l’environnement.

QUE TON ALIMENTATION SOIT TA PREMIÈRE MÉDECINE

Hippocrate

Comment les aliments frais et biologiques améliorent notre santé physique et mentale

Les aliments frais et biologiques apportent de nombreux avantages pour notre santé physique et mentale. Regardons quels sont ces avantages.

Tout d’abord, les aliments frais et biologiques sont souvent plus riches en nutriments que les aliments transformés. Des études ont montré que les aliments biologiques peuvent contenir des niveaux plus élevés de vitamines, de minéraux et d’antioxydants que les aliments conventionnels. Par exemple, la méta étude sur les concentrations d’antioxydants plus élevées et des concentrations de cadmium plus faibles, ainsi qu’une incidence moindre de résidus de pesticides dans les cultures biologiques (Higher antioxidant and lower cadmium concentrations and lower incidence of pesticide residues in organically grown crops: a systematic literature review and meta-analyses), a démontré ces niveaux plus élevés et à aussi démontré comment ces nutriments peuvent aider à renforcer le système immunitaire, à réduire le risque de maladies chroniques, y compris certaines maladies neurodégénératives et certains cancers.

En outre, certains aliments biologiques, tels que les fruits et légumes, peuvent également contenir moins de résidus de pesticides et d’autres produits chimiques qui peuvent avoir des effets négatifs sur la santé.

L’alimentation est un médicament naturel que nous avalons plusieurs fois par jour

David Servan-Schreiber

En ce qui concerne la santé mentale, les aliments frais et biologiques peuvent également avoir des avantages. Des études ont montré que les régimes alimentaires riches en fruits et légumes peuvent aider à réduire les symptômes de dépression et d’anxiété. L’étude comment la nutrition affecte la cognition et l’émotion (Food for thought: how nutrition impacts cognition and emotion) suggère que la consommation de fruits et légumes riches en polyphénols peut prévenir et même inverser les déficits cognitifs liés à l’âge en réduisant le stress oxydatif et l’inflammation. Les aliments biologiques peuvent également contenir des niveaux plus élevés de certains nutriments, tels que le magnésium, qui peuvent aider à réduire le stress et l’anxiété.

Le médecin Joseph Hibbeln s’intéresse à la relation entre santé mentale et alimentation. Il a publié de nombreuses études qui montrent une corrélation entre qualité de l’alimentation, en particulier la présence de nutriments, de vitamines et d’oméga-3, et la santé mentale des participants aux études. Des apports réguliers en nutriments et vitamines permettent de diminuer les risques de stress, d’anxiété et de certaines maladies mentales.

En résumé, les aliments frais et biologiques améliorent notre santé physique et mentale en fournissant des nutriments plus riches et en réduisant notre exposition aux pesticides. Les preuves scientifiques soutiennent les avantages d’une alimentation riche en aliments frais et biologiques, et il est important d’incorporer ces aliments dans notre alimentation pour maintenir une bonne santé.

Les bienfaits de l’hydratation pour une vie saine

L’hydratation est un élément clé pour maintenir une vie saine. Une hydratation adéquate a des effets bénéfiques sur le fonctionnement de notre corps, notre peau, notre digestion et notre cerveau. Voici quelques-uns des bienfaits de l’hydratation pour une vie saine, preuves scientifiques à l’appui :

  • Amélioration de la fonction cognitive. Plusieurs études ont montré que l’hydratation peut améliorer la fonction cognitive, y compris la mémoire, l’attention et la capacité à résoudre des problèmes. Une déshydratation légère à modérée peut entraîner des performances cognitives plus faibles, y compris une diminution de l’attention et de la mémoire à court terme. « D’après l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments, l’eau contribue au maintien de performances physiques et cognitives optimales. Chez l’adulte, l’EFSA considère qu’une quantité de 2 litres d’eau par jour représente un apport adéquat. »
  • Réduction du risque de maladies chroniques. Certaines études ont montré que l’hydratation adéquate peut aider à réduire le risque de maladies chroniques telles que les maladies cardiaques, le diabète de type 2 et les maladies rénales. Par exemple, une métaétude publiée dans le International Journal of Clinical Practice a révélé que les personnes qui boivent suffisamment d’eau ont un risque moins élevé de maladies cardiaques que celles qui boivent peu d’eau.
  • Amélioration de la digestion. L’hydratation aide à prévenir la constipation et améliorer la digestion en général. L’eau aide à ramollir les selles et facilite leur passage dans l’intestin, ce qui peut aider à réduire la constipation. De plus, l’eau peut aider à digérer les aliments et à réduire les ballonnements et les gaz. Une étude américaine a montré que les enfants qui étaient mal hydratés avaient plus de difficultés à digérer les aliments et avaient une digestion plus lente. Les enfants qui avaient une hydratation adéquate avaient une digestion plus efficace et étaient moins susceptibles de souffrir de constipation et de douleurs abdominales.
  • Amélioration de la santé de la peau. L’hydratation peut également améliorer la santé de la peau en la gardant hydratée, ce qui peut réduire les rides, les ridules et la sécheresse. Une métaétude récente a montré que l’hydratation adéquate peut aider à améliorer l’apparence de la peau et à prévenir les problèmes de peau tels que l’acné. L’hydratation adéquate peut également aider à maintenir l’élasticité de la peau, réduire les ridules et les rides et améliorer la texture de la peau. Une autre étude, directe celle-ci, a conclu que « des apports hydriques plus élevés dans l’alimentation régulière pourraient avoir un impact positif sur la physiologie normale de la peau, en particulier chez les personnes ayant une consommation quotidienne d’eau plus faible. »

En conclusion, l’hydratation adéquate est essentielle pour maintenir une vie saine. Les preuves scientifiques montrent que l’hydratation peut avoir des effets bénéfiques sur notre fonction cognitive, notre santé cardiovasculaire, notre digestion et la santé de notre peau, entre autres choses. Il est important de boire suffisamment d’eau tout au long de la journée pour profiter de ces avantages.

Respect de l’environnement

Le dérèglement climatique et l’effondrement de la biodiversité ne nous laissent plus de choix : il convient d’urgemment respecter l’environnement et de revenir à des pratiques plus naturelles et respectueuses de la nature qui nous entoure. Ce respect de l’environnement est au cœur de la pratique naturiste. Voici comment la mettre en musique en ce qui concerne notre alimentation.

Les effets de l’industrie alimentaire sur l’environnement

L’industrie alimentaire a un impact significatif sur l’environnement à plusieurs niveaux: utilisation de pesticides et d’engrais, gaspillage alimentaire, transport de nourriture à travers le monde, etc. Voici quelques exemples d’effets de l’industrie alimentaire sur notre environnement :

  • Utilisation des ressources naturelles. L’industrie agroalimentaire utilise des ressources naturelles comme l’eau, le sol, les nutriments et l’énergie pour produire des aliments. La production de viande, en particulier, nécessite des quantités importantes de ressources en raison des exigences de production d’aliments pour les animaux. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’agriculture représente 70 % de la consommation d’eau douce dans le monde.
  • Émissions de gaz à effet de serre. L’industrie agroalimentaire contribue à hauteur de 25% aux émissions de gaz à effet de serre. Les animaux d’élevage émettent du méthane, un gaz à effet de serre potentiellement plus puissant que le dioxyde de carbone. Cependant, l’industrie agroalimentaire consomme de l’énergie pour des activités telles que la production de cultures et d’aliments pour animaux, la transformation des aliments en produits finis, la réfrigération et la conservation des aliments, le transport et la distribution des produits alimentaires, ainsi que l’éclairage et le chauffage des installations. Ses principales sources d’énergie utilisées dans l’industrie agroalimentaire sont le pétrole, le gaz naturel, l’électricité (majoritairement produite à partir de combustibles fossiles) et les biocarburants.
  • Pollution de l’eau. L’industrie alimentaire peut polluer les sources d’eau locales avec des nitrates, des phosphates et des produits chimiques provenant des engrais et des pesticides. Selon la FAO, la quantité d’engrais utilisée dans le monde a plus que triplé depuis 1960, passant de 51 millions de tonnes à 186 millions de tonnes en 2018. La consommation d’engrais est particulièrement élevée en Asie, qui représente plus de 60% de la consommation mondiale. De même, l’utilisation de pesticides a également augmenté de manière significative au cours des dernières décennies. Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la consommation de pesticides dans les pays de l’OCDE a augmenté de 40% entre 1990 et 2014. Dans les pays en développement, la consommation de pesticides a augmenté encore plus rapidement, en partie en raison de la croissance de la production agricole et de l’utilisation de variétés de cultures plus sensibles aux maladies et aux ravageurs.
  • Dégradation des sols. L’agriculture intensive, qui est souvent utilisée pour répondre à la demande croissante de denrées alimentaires, peut épuiser les sols et les rendre moins fertiles à long terme. Une étude de 2020, les communautés microbiennes du sol stimulent la résistance de la multifonctionnalité des écosystèmes au changement global dans les terres arides à travers le monde (Soil microbial communities drive the resistance of ecosystem multifunctionality to global change in drylands across the globe), montre que l’utilisation excessive d’engrais et de pesticides réduisait la diversité microbienne des sols et que cela avait des effets négatifs sur leur fonctionnement et leur capacité à fournir des services écosystémiques importants.
  • Perte de biodiversité. Les pratiques agricoles intensives, telles que la monoculture et l’utilisation d’engrais et de pesticides, peuvent entraîner une perte de biodiversité en détruisant les habitats naturels et en réduisant la diversité des plantes et des animaux. L’étude intitulée carence de redondance fonctionnelle dans la relation entre la diversité microbienne et le fonctionnement de l’écosystème (Lack of functional redundancy in the relationship between microbial diversity and ecosystem functioning) de la British Ecological Society, démontre que la perte de biodiversité microbienne due à l’agriculture intensive avait des effets significatifs sur la capacité des sols à stocker du carbone et à absorber de l’eau. Les auteurs ont conclu que la perte de biodiversité des sols était préoccupante en raison de son impact potentiel sur la résilience et la durabilité des écosystèmes terrestres face aux changements environnementaux.
  • Déforestation. L’étude de 2018 intitulée des approches stratégiques pour restaurer les écosystèmes peuvent tripler les gains en matière de conservation et réduire les coûts de moitié (Strategic approaches to restoring ecosystems can triple conservation gains and halve costs) montre que la conversion des forêts en terres agricoles entraînait une perte importante de biodiversité et une baisse de la qualité des sols, ce qui avait des effets négatifs sur les services écosystémiques fournis par ces écosystèmes.
  • Gaspillage alimentaire. L’industrie alimentaire est responsable du gaspillage alimentaire, qui contribue à la production de déchets et à la pollution. Les pertes alimentaires ont des implications sur la disponibilité alimentaire, la sécurité alimentaire, la durabilité environnementale et les coûts économiques de la production et de la distribution des aliments. D’après le Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires en France, « les pertes et gaspillages alimentaires représentent 10 millions de tonnes de produits par an, soit une valeur commerciale estimée à 16 milliards d’euros. Ce gaspillage représente un prélèvement inutile de ressources naturelles, telles que les terres cultivables et l’eau, et des émissions de gaz à effet de serre qui pourraient être évitées. Ces dernières sont évaluées par l’Ademe à 3 % de l’ensemble des émissions nationales. »

Ces effets ont des conséquences néfastes pour la santé de la planète, notamment la perte de biodiversité, la dégradation des sols, la pollution de l’air et de l’eau et le changement climatique, et donc sur notre santé. Le naturiste aura donc à l’esprit le respect de l’environnement et se souviendra de ces effets délétères lorsqu’il fait ses choix alimentaires, entre autres, se nourrir localement et avec la saison.

La bonne cuisine est la base du véritable bonheur.

Auguste Escoffier

Choisir des aliments locaux et saisonniers pour réduire l’empreinte écologique de notre alimentation

Choisir des aliments locaux et saisonniers est une excellente façon de réduire l’empreinte écologique de notre alimentation, car cela réduit la distance parcourue par les aliments pour arriver sur notre table, minimise l’utilisation de pesticides et d’engrais synthétiques et encourage une agriculture plus durable. Voici quelques conseils pour choisir des aliments locaux et saisonniers :

  • Recherchez les marchés fermiers locaux. Les marchés fermiers sont un excellent endroit pour trouver des aliments locaux et de saison. Les produits locaux sont souvent plus frais et ont une empreinte carbone plus faible, car ils n’ont pas besoin de voyager aussi loin.
  • Consultez les calendriers saisonniers. De nombreux sites web, applications et calendriers de saisonnalité des aliments peuvent vous aider à trouver les aliments de saison dans votre région. Ces ressources peuvent vous aider à planifier des repas en fonction des fruits et légumes disponibles à chaque saison. Greenpeace France publie un calendrier des fruits et légumes de saison en France Métropolitaine, ainsi qu’un guide sur les fruits et légumes de saison, un excellent moyen de revenir au bon sens d’une alimentation responsable.
  • Soutenez les producteurs locaux. Parmi les agriculteurs locaux, certains ont tendance à utiliser des pratiques agricoles plus durables, à produire des aliments de meilleure qualité et à privilégier une agriculture biologique. En achetant directement auprès de ces agriculteurs locaux, vous pouvez encourager une agriculture plus durable et réduire votre empreinte écologique. L’Agence française pour le Développement et la Promotion de l’Agriculture Biologique fournit un annuaire qui permet d’identifier les opérateurs économiques de culture biologique.
  • Évitez les aliments transformés et emballés. Les aliments transformés et emballés ont souvent parcouru de longues distances et nécessitent plus d’emballages, ce qui peut avoir un impact sur l’environnement. Ils sont souvent riches en calories, en sucre, en sel et en matières grasses saturées, mais pauvres en nutriments essentiels tels que les vitamines, les minéraux et les fibres. La consommation excessive de ces nutriments et de ces substances peut contribuer à la prise de poids et à des problèmes de santé associés. Sans vouloir jeter le bébé et l’eau du bain, apprenez à lire les étiquettes des produits alimentaires. Santé magazine a publié un article complet pour apprendre à bien lire les étiquettes sur les produits alimentaires. Lisez-le attentivement.
  • Réduisez votre consommation de viande. Eh oui, même si j’aime une bonne côte de bœuf ou une souris d’agneau, je ne peux empêcher que la production de viande ait une empreinte écologique plus élevée que la production de plantes. En réduisant votre consommation de viande, vous pouvez aider à réduire votre empreinte écologique. Comme nous l’apprend le journal Le Monde, l’élevage responsable de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre, l’élevage des bœufs et des agneaux étant les plus émetteurs. Là encore, si vous souhaitez devenir végan, végétarien ou végétalien, c’est un excellent choix. Si comme moi, vous ne voulez pas totalement abandonner, le journal Les Échos propose quelques astuces pour réduire sa consommation de viande : par exemple privilégier la qualité à la quantité ou aller faire un tour dans un restaurant végétarien ou végan. Surprenez-vous en vous faisant plaisir !

En choisissant des aliments locaux et saisonniers, vous réduisez l’impact environnemental de votre alimentation, encouragez une agriculture plus durable et faites du bien à votre corps en adaptant vos habitudes alimentaires à vos besoins physiologiques.

Je vis de bonne soupe, et non de beau langage.

Molière

Les avantages de manger des aliments cultivés de manière biologique et durable

Si vous avez déjà mangé une tomate de plein champ bio ou une poire directement dans l’arbre, vous avez sans doute constaté que leur goût n’avait rien à voir avec les tomates ou les poires insipides qui ont fait des milliers de kilomètres pour être empaquetés et vendus au supermarché du coin. Manger des aliments cultivés de manière biologique et durable présente de nombreux avantages pour notre santé et pour l’environnement. En voici quelques-uns, listés par le site Planète Zéro Déchet :

  • Bénéficier d’une meilleure qualité nutritionnelle, un atout santé. Les aliments biologiques sont souvent cultivés dans des sols plus riches en nutriments et contiennent souvent plus de vitamines, de minéraux et d’antioxydants que les aliments conventionnels.
  • Réduire son exposition aux pesticides. Les aliments biologiques sont cultivés sans l’utilisation de pesticides et d’engrais chimiques synthétiques, ce qui peut réduire l’exposition aux produits chimiques nocifs.
  • Protéger la planète et contribuer à réduire le réchauffement climatique. Les pratiques agricoles durables visent à minimiser l’impact environnemental de la production alimentaire en utilisant des méthodes telles que la rotation des cultures, l’utilisation de compost et d’engrais naturels et la gestion de l’eau efficace. Cela peut réduire la pollution de l’eau et de l’air, la dégradation des sols et la perte de biodiversité.
  • Veiller au bien-être animal. Les fermes biologiques ont souvent des normes plus strictes en matière de bien-être animal que les fermes conventionnelles, ce qui peut améliorer la vie des animaux d’élevage et la qualité nutritionnelle et gustative de la viande, des œufs et des produits laitiers.
  • Soutenir les agriculteurs et producteurs locaux. L’achat d’aliments biologiques et durables auprès de producteurs locaux peut soutenir les économies locales et encourager une agriculture plus durable.
  • Retrouver le vrai goût des aliments. De nombreux consommateurs trouvent que les aliments biologiques ont un meilleur goût que les aliments conventionnels, car ils sont souvent plus frais et cultivés dans des sols plus riches en nutriments. C’est aussi un excellent moyen de réduire sucre et sel, qui sont souvent des exhausteurs de goût quand les aliments n’en ont pas ou peu. Une salade de tomates bios n’a souvent besoin que d’un filet d’huile d’olive, d’un jus de citron, d’un peu de poivre et d’herbes de Provence pour laisser exploser ses goûts en bouche !

En résumé, manger des aliments biologiques et durables peut offrir des avantages pour la santé, le bien-être animal, l’environnement et les économies locales. Maintenant que j’espère vous avoir convaincu, passons à l’action.

Nous sommes ce que nous mangeons

Brillat-Savarin

Action !

Importance de prendre soin de notre corps, de notre santé et de notre environnement grâce à une alimentation saine et naturelle

Prendre soin de notre corps, de notre santé et de notre environnement grâce à une alimentation saine et naturelle est une démarche qui me semble évidente pour pouvoir vivre sa vie au maximum de son potentiel. Si la médecine a fait d’extraordinaire progrès ces dernières années, la prévention et l’entretien de son corps, son esprit et son âme restent les meilleurs moyens d’éviter la maladie et la prise en compte de nos impacts environnementaux directs et indirects reste le meilleur moyen de préserver ce qui est primordial à une vie saine, naturelle et en pleine santé: la nature et sa riche biodiversité. Voici donc quelques raisons testées et éprouvées de l’importance d’avoir une alimentation saine et naturelle.

  • Maintenir une bonne santé. Une alimentation saine et naturelle fournit à notre corps les nutriments dont il a besoin pour fonctionner de manière optimale. Elle peut réduire les risques de maladies chroniques telles que l’obésité, le diabète, les maladies cardiaques, certains cancers, et bien plus encore. Couplée à de l’exercice physique quotidien (voir Les 10 règles naturistes d’Albert Lecocq — 3. L’exercice et le repos) et à l’exposition de notre corps à l’air et au soleil (voir Les 10 règles naturistes d’Albert Lecocq — 4. L’air et le soleil), nu de préférence, vous avez là le triptyque de la garantie d’une bonne santé physique.
  • Améliorer notre bien-être mental. L’alimentation a également un impact sur notre bien-être mental. Une alimentation équilibrée à des effets positifs sur notre humeur, notre niveau d’énergie et notre concentration, tout en réduisant le stress et l’anxiété. Ajoutez à ceci le plaisir de cuisiner, la convivialité de repas pris en commun avec des amis ou de la famille et le bonheur de consommer de bons petits plats, vous avez ici aussi un cocktail de bien-être sans effet secondaire.
  • Préserver notre environnement. En choisissant des aliments sains et naturels, nous contribuons à préserver l’environnement. Les aliments biologiques et locaux réduisent l’utilisation de pesticides et d’autres produits chimiques nocifs. Ils réduisent également la distance parcourue par les aliments, ce qui réduit l’empreinte carbone et les émissions de gaz à effet de serre. Je ne peux m’empêcher d’y ajouter la pratique de la nudité dès qu’elle est possible pour réduire notre utilisation de vêtements dont la fabrication consomme un volume énorme d’eau et de produits chimiques, est souvent faite dans des pays lointains qui ne suivent pas des normes de travail très respectueuses des êtres humains et nécessite du transport quasiment toujours polluant. Vivre nu, c’est aussi préserver l’environnement en ayant moins besoin de vêtements.
  • Promouvoir une économie locale. En choisissant des aliments locaux et biologiques, nous soutenons les agriculteurs locaux et l’économie locale. Cela peut aider à maintenir la diversité alimentaire, promouvoir des pratiques agricoles durables et renforcer les communautés locales. Cette économie locale est essentielle à nos territoires et à leurs développements sociaux, économiques et environnementaux. De plus, la constitution d’une association naturiste locale, partie prenante des activités écologiques, citoyennes et économiques, permet d’ancrer le naturisme et la nudité sociale dans le territoire et l’économie locale. Cela permet de faire avancer la cause naturiste, l’acceptation de la nudité simple et le développement de zones naturistes pourvoyeuses d’emplois et d’activités.

Comme nous l’avons vu, prendre soin de notre corps, de notre santé et de notre environnement grâce à une alimentation saine et naturelle est essentiel pour maintenir notre bien-être physique et mental, protéger l’environnement et soutenir l’économie locale. C’est une démarche que tout naturiste devrait porter et partager. Cela permet de montrer que le naturisme, ce n’est pas qu’être nu. C’est aussi une démarche humaniste, respectueuse de soi, des autres et de l’environnement, à la recherche d’une harmonie, parfois utopiste, mais nécessaire pour créer un monde plus juste et plus durable pour l’humanité, ou l’humaNUté comme l’appelle l’APNEL.

Appel à l’action : comment chacun peut adopter une alimentation plus saine et respectueuse de l’environnement dans sa vie quotidienne.

Voici quelques idées faciles à mettre en œuvre pour adopter une alimentation plus saine et respectueuse de l’environnement dans la vie quotidienne.

  • Manger plus de fruits et légumes. Les fruits et légumes sont riches en nutriments et en fibres et peuvent contribuer à réduire les risques de maladies chroniques. Essayez d’ajouter plus de fruits et légumes à vos repas en les incorporant dans des salades, des smoothies ou des soupes. Voici quelques idées pour ajouter des fruits et des légumes à vos menus, proposées par le site Passeport Santé:
    • Établir ses menus pour la semaine avant d’aller faire des courses, afin de pouvoir y inclure fruits et légumes de saison (référez-vous au calendrier des fruits et légumes de saison en France Métropolitaine de Greenpeace).
    • Intégrer les fruits et légumes crus aux repas et collations.
    • Cuisiner en grande quantité pour manger plus de fruits et légumes.
    • Congeler les préparations de fruits et légumes frais.
    • Les smoothies et jus maison, des préparations idéales pour manger plus de fruits.
  • Consommer moins de viande. La production de viande est l’une des principales causes de la dégradation de l’environnement. Essayez de réduire votre consommation de viande et d’intégrer davantage de sources de protéines végétales telles que les légumineuses (haricots, lentilles, pois chiches) et les noix. Voici 5 astuces proposées par le site CuisineAZ:
    • Programmer des journées sans viande
    • Apprendre à découvrir les aliments végétariens
    • Privilégier les légumineuses
    • Changer de cap à l’apéro
    • Réaliser des assiettes gourmandes et colorées
  • Acheter des aliments locaux et biologiques. Les aliments biologiques sont produits sans pesticides ni engrais chimiques et les aliments locaux nécessitent moins de transport, ce qui réduit l’impact environnemental. Essayez de privilégier les aliments locaux et biologiques autant que possible. Il existe de nombreux producteurs et distributeurs de produits bio. En faisant quelques recherches sur internet et en vous renseignant autour de chez vous, vous trouverez sans doute la bonne filière pour vous approvisionner. Cela demande parfois un petit effort supplémentaire ou un détour de vos chemins classiques, mais le jeu en vaut la chandelle. De plus, comme vous éviterez les visites fréquentes au supermarché, vous éviterez les tentations que le commerce moderne met devant nos yeux en permanence.

Manger, c’est incorporer un territoire.

Jean Brunhes, géographe français
  • Éviter les aliments transformés. Les aliments transformés sont souvent riches en sucre, en sel et en matières grasses, ce qui peut contribuer à une mauvaise santé. Essayez de cuisiner vos propres repas à partir d’ingrédients frais plutôt que d’acheter des aliments transformés. Le collectif scientifique LaNutrition.fr donne quelques conseils pour en plus les mettre dans notre panier :
    • Apprendre à les repérer et ne plus les mettre dans son panier. Le livre Le bon choix au supermarché vous guide vers les véritables aliments bons pour votre santé.
    • Faire une transition progressive. Le livre 101 recettes avec les meilleurs produits du supermarché vous aide si vous ne savez pas cuisiner ou êtes en manque d’inspiration.
    • Manger des produits frais.
    • Supprimer les boissons sucrées.
    • Réduire le sel. La plupart des aliments industriels en contiennent trop.
    • Limiter les féculents blancs et se tourner vers les céréales complètes.
    • Préparer ses repas à l’avance et congeler des portions à utiliser plus tard.
    • Substituer par du frais, comme par exemple les céréales du petit déjeuner par des flocons d’avoine, du miel et des fruits.
  • Réduire le gaspillage alimentaire. Le gaspillage alimentaire est un problème important. En France, chaque personne jette ainsi en moyenne 20 kg par an de produits comestibles, dont 7 kg encore emballés. Le site ConsoGlobe donne quelques conseils simples et essentiels pour ne plus gaspiller.
    • Mieux acheter en faisant une liste de courses, en tenant compte de ce qui se trouve dans son frigo, en achetant local, en adaptant les quantités aux besoins de son foyer et en regardant bien les dates de péremption des aliments.
    • Mieux conserver les aliments en les rangeant convenablement dans le frigo, en y inscrivant la date d’emballage pour les produits achetés frais et en utilisant des conteneurs hermétiques. Le site Que Choisir vous aide en donnant la durée de conservation des aliments au frigo.
    • Apprendre à cuisiner les restes. Compotes, tartes, gâteaux, gratins, salades s’accommodent souvent très bien des restes.
    • Composter ce qui n’est plus ou pas consommable.
  • Utiliser des sacs et des contenants réutilisables. Les sacs et les contenants réutilisables sont un excellent moyen de réduire les déchets liés à l’emballage des aliments. Si vous avez un magasin ou une épicerie en vrac près de chez vous, profitez-en.
  • Éviter les bouteilles en plastique. Les bouteilles d’eau en plastique sont une source importante de pollution. Essayez d’utiliser une bouteille d’eau réutilisable pour réduire votre consommation de plastique. Dans la plupart des régions de France, l’eau du robinet est largement potable et en cas de doute, il existe de nombreux moyens de filtrations additionnels, comme l’explique le site Futura.

En adoptant ces habitudes dans votre vie quotidienne, vous pouvez contribuer à améliorer votre santé et à protéger l’environnement. Je sais cependant ce que vous pensez : c’est trop compliqué, vous n’avez pas le temps, ça coûte trop cher ! Ça, c’est ce que veut vous faire croire l’industrie agroalimentaire avec ses publicités et son marketing agressif. C’est un leurre bien entretenu au fil des années, comme la honte du corps nu. Adopter les principes d’alimentation naturiste, c’est accepter de ne pas aller dans le sens de la société de consommation et se défaire de sa publicité et de son marketing. Comme toute habitude bien ancrée dans nos vies, s’en défaire est difficile. C’est pourquoi je vous conseille d’y aller pas à pas. Voici une méthode que j’applique depuis des années avec succès pour mettre en place des habitudes saines et épanouissantes (le livre de James Clear, Un rien peut tout changer, peut vous aider à changer vos habitudes):

  1. Choisissez ce que vous voulez changer ou mettre en place. Ne choisissez pas deux ou trois choses, choisissez-en juste une et faites-en un succès.
  2. Réfléchissez à comment vous pouvez changer et à ce qu’il faut faire pour mettre en place la nouvelle habitude. Cela peut être de vous lever dix minutes plutôt ou de changer de route pour aller au travail.
  3. Mettez en place la nouvelle routine et planifiez-là si besoin est dans votre agenda. Il est bon de la garder devant les yeux en permanence.
  4. Faites-vous un petit cadeau quand la nouvelle habitude est en place et que vous en voyez les bénéfices.

Une fois une nouvelle habitude en place, vous pouvez passer à la suivante. Il faut en général plusieurs semaines pour que la nouvelle routine ou habitude se mette en place. Souvent, une nouvelle habitude en entraîne naturellement une ou plusieurs autres. Vous faites alors d’une pierre deux coups et c’est génial. Attention cependant aux effets attendus parfois trop vite. Changer une habitude n’a parfois pas d’effet rapide. Il faut attendre plusieurs mois pour en voir les effets. Il est important de ne pas se décourager et de trouver du support auprès de gens qui ont adopté cette habitude depuis plus longtemps et peuvent vous aider sur ce chemin. Trouver une communauté qui supporte vos nouveaux choix est un moyen très efficace de vous y tenir et de bénéficier de conseils précieux.

3 règles du principe d’alimentation naturiste

Voici, pour terminer ce chapitre, 3 règles à mettre en œuvre pour changer votre vie et bénéficier de la quintessence du naturisme, relativement à l’alimentation.

  • Manger plus d’aliments locaux et de saison. Vivre avec son environnement et les saisons permet de retrouver notre lien à la nature et à notre écosystème local. C’est une fantastique occasion de rencontrer des producteurs et distributeurs locaux, souvent passionnés par leur métier ou les produits qu’ils distribuent.
  • Refuser les aliments préparés industriellement. Planifiez vos repas, cuisinez le week-end et surgelez des portions, retrouvez le goût de cuisiner en famille, faites de la cuisine une fête et une activité fun. Si vous avez des enfants, profitez-en pour les inclure dans les activités culinaires et expliquez-leur les bénéfices par rapport aux aliments industriels. Vous pouvez aussi inclure l’école des enfants qui sera enchantée que vous les aidiez à faire passer le message d’une alimentation saine et locale.
  • Buvez beaucoup d’eau. Deux litres par jour. Refusez les boissons sucrées et alcoolisées (l’alcool est du sucre déguisé) ou en tout cas limitez-en la consommation à un verre ou deux le week-end seulement. J’ai personnellement tourné le dos à la bière en la remplaçant par l’eau gazeuse avec quelques tranches de citron, d’orange ou de mandarine (j’ai acheté une machine à eau gazeuse du coup et la fait ả partir de l’eau du robinet) et mon porte-monnaie et ma santé s’en trouvent grandement soulagés.

Profitez des repas pour y faire entrer le naturisme et la nudité simple. Chez vous ou chez des amis, prenez vos repas nu, en toute simplicité et convivialité. Sans oublier votre serviette ! Vous pouvez aussi organiser des repas nature et naturistes pendant lesquels vous faites découvrir à vos invités les bienfaits de l’alimentation naturelle et du naturisme. L’alimentation naturiste ? Naturellement nue !

Nous explorerons bientôt la prochaine règle, la désintoxication !

N’hésitez pas à commenter ci-dessous, à apporter vos observations et expériences, en particulier sur l’influence du naturisme et des pratiques naturistes sur votre santé physique, mentale, spirituelle et sociale. Merci d’avance !

Dénudez-vous, restez nu, vivez nu et partagez l’amour du naturisme !

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